
Anton Corbijn tourne actuellement
Control, un film sur les derniers jours de Ian Curtis et
JOY DIVISION, qui s'annonce aussi torturé que son protagoniste (Cf. photo). Une petite séance de rattrapage s'impose donc pour ceux qui ne connaitraient pas encore
Love Will Tear Us Apart, en course pour le titre de "morceau le plus repris de l'histoire du rock". CALEXICO, THE CURE, THE SWANS, HAWKSLEY WORKMAN, 10,000 MANIACS, U2, NOUVELLE VAGUE s'y sont essayé mais ont rarement détourné l'auditeur des versions originales, à réécouter
ici en plusieurs versions, dont celles des SWANS, sans grand intérêt. La version des John Peel Sessions demeure la meilleure pour de nombreux fans. Pour ceux qui recherchent plutôt les raretés, voici
In A Lonely Place et
Komakino.

Bien loin des pâturages alpins, les suisses d'ENSEMBLE VIDE produisent une musique gustative aux mille saveurs : ruez-vous sur
Gelato, le seul vrai tube de l'été 2006, extrait de l'album
La Cerise sur le Gâteau. Sympathique satire des vacances au soleil sur une orchestration à la Daniel Indart... A télécharger
sur le site officiel, sans s'en mettre plein les doigts si possible...

Après quelques jours de calme plat sur ce blog, le calme revient en force avec
BLUSOM, sorte de folk à la Neil Young
boostée aux plages de "synthés-et-autres-
soundscapes", que d'aucuns pourront confondre avec du RADIOHEAD allégé. Au choix :
Mayday, sur le
site officiel, et un morceau pus ancien,
X-Photo. Gare à ne pas se laisser endormir !

Les
WAMPAS ont-ils inventé le
rock'n roll ? Il serait plus juste de dire qu'ils appliquent à la lettre depuis 1983 les préceptes du
punk et en particulier : pas d'autocensure, tant pour la musique que pour les textes. La formule énerve ou amuse, c'est selon. Pour attendre patiemment 2007, de nombreux mp3 disponibles
sur le site officiel : du
live, de l'
unplugged, des
interviews et même des coups de fil à l'Elysée... La qualité n'est pas toujours au rendez-vous mais l'esprit est bel et bien présent.

Bon, les longues vacances du blog sont terminées, alors me direz-vous, un peu d'allemand pour se remettre dans le bain des découvertes internationales de ce site ? Eh bien non pas cette fois, car le groupe de Hamburg
TOCOTRONIC nous offre
Sailorman, un de leurs premiers titres en anglais, au son bien moins
garage qu'à leurs débuts (un air connu !).... En tout cas leur anglais a progressé depuis le
live enregistré à Roskilde en 1997... Es ist einfach Rockmusik !

Tôt ou tard, il fallait parler du malade de génie
IGGY POP, qui poursuit une carrière riche en rebondissements débutée en 1968. Capable du pire (
Blah-Blah-Blah,
Pop Songs...) comme du meilleur (période
STOOGES et berlinoise avec
BOWIE),
IGGY POP étonne les foules quand il ne les choque pas, en finissant à poil sur scène par exemple. Heureusement on ne risque rien en se contentant de télécharger des mp3 légaux : les fans français du site
www.iggy-pop.com offrent quelques-uns des meilleurs morceaux, tirés d'excellents bootlegs :
Some Weird Sin,
The Passenger et
Lust For Life (mieux vaut éviter
Death Trip), tandis que les Balkans mettent à disposition deux excellents morceaux de la collaboration d'Iggy avec
GORAN BREGOVIC sur le film d'Emir Kusturica,
Arizona Dream : le premier,
This Is A Film, n'est autre qu'une version alternative du tube
In The Death Car, le second,
Get The Money est un délire oscillant entre rythmes afro et manouche, au cas où certains douteraient de la polyvalence de l'iguane !

Ne serait-ce que pour respecter l'équilibre entre le
ying et le
yang, il était temps de trancher radicalement avec la veine des groupes présentés précédemment sur ce blog. En 1999, Mark Sandman, chanteur et bassiste du groupe de jazz-rock
MORPHINE mourait sur scène d'une crise cardiaque, marquant la fin d'un groupe au son unique et aux compositions torturées mais géniales. La formule plutôt originale du groupe (basse à 2 cordes, saxophone et batterie) est à l'origine d'un son nocturne mais rythmé et mélodique, qu'on croirait tout droit échappé des nappes
jazzy d'Angelo Badalamenti sur
Lost Highway...
MORPHINE n'est plus, mais les fans sont encore là, disséminant ça et là quelques mp3 en forme d'hommages : on trouve le "tube"
Cure For Pain (à moins que vous ne la préfériez
en live ?) ainsi que
Empty Box sur
www.cureforpain.org, tandis que
www.sputnik7.com laisse traîner l'énorme
Super Sex...
LOUIS PHILIPPE est presque un inconnu en France, alors que cet artiste normand, ancien professeur de philosophie, a largement acquis la reconnaissance des plus grands, en Grande-Bretagne et au Japon notamment. Avec une vingtaine d'albums à son actif, dont plusieurs publiés chez Trattoria (le défunt label de
CORNELIUS) et de fructueuses collaborations avec Bertrand Burgalat, il semble explorer toutes les galaxies d'un univers
pop néoclassique très clairement délimité (il dit lui-même aimer à peu près toute la musique, sauf la
new wave de Manchester !), sa musique dégageant une sorte de plénitude optimiste tout en ne reculant jamais devant l'expérimentation...
Son site propose de très nombreux extraits mp3 à télécharger (malheureusement de qualité moyenne pour certains), et on ne saura trop vous conseiller d'écouter son interprétation d'un classique japonais,
Natsu No Omoide...
Vapor Records est le label créé par
NEIL YOUNG, qui édite des disques au compte-gouttes mais toujours avec beaucoup de goûts : il édite depuis quelques années l'énorme
JONATHAN RICHMAN, habitué à errer de label indépendant en label indépendant. Après une courte carrière de rock post-
VELVET UNDERGROUND en 1976 (Cf. l'album éponyme des
MODERN LOVERS),
JONATHAN RICHMAN a éteint ses amplis, laissé tomber la distorsion (Cf. le morceau-hommage de
FRANK BLACK au titre révélateur,
The man who was too loud) s'est dirigé pendant de nombreuses années vers un
rock'n roll très années 50 aux paroles délibérément infantiles (sur le marchand de glaces, les dinosaures, les insectes, l'abominable homme des neiges, le
leprechaun et j'en passe...) avant de s'installer à Paris et de se tourner récemment vers une formule guitare sèche-batterie très influencée par la
world-music et la chanson française. Il chante aujourd'hui ses ritournelles impressionnistes et épurées autant en français, espagnol et portugais qu'en anglais. Même si rien ne vaut le voir sur scène, l'excellent morceau
Not so much to be loved as to love rend assez bien compte de son état d'esprit, conservant une simplicité et une plénitude qui dissimulent à peine son génie.

On croirait entendre LOUIS PHILIPPE (dont on parlera très bientôt !), mais non. C'est bien ARNAUD SIMON. Là aussi on a deux prénoms pour un nom, le même attrait pour une musique
pop légère qui caresse dans le sens du poil, un sens du refrain accrocheur et de l'orchestration très léchés... Et 5 titres à télécharger
sur son site pour se faire une idée : mention spéciale pour
Gris, Froid, Humide et son
break très "Joël Collado"...